Chaque année, des milliers d’entreprises investissent dans des abonnements à des salles de sport pour leurs collaborateurs.
Sur le papier, c’est un geste “bien-être”. Dans les faits, ces cartes d’accès sont la pièce la plus propre du portefeuille. Entre les bonnes résolutions de janvier et les badges jamais utilisés, une question s’impose : cet investissement améliore-t-il vraiment la QVCT ?
👉 Spoiler : non.
En 2026, le futur du sport en entreprise ne sera plus individuel. Il sera collectif, visible, ritualisé et mesurable parce que c’est là que se jouent réellement l’engagement collaborateurs, la lutte contre la sédentarité au travail et l’intégration durable de l’activité physique salariés.
1. Le budget sport actuel : coûteux, dispersé, inefficace
Les abonnements individuels ne créent ni rituel, ni cohésion, ni impact organisationnel et pendant ce temps, les risques réels progressent.
👉 La sédentarité au travail s’intensifie. L’OMS la classe parmi les facteurs aggravants majeurs des maladies chroniques. Conférences, postes fixes, travail hybride : le temps assis explose, tout comme les TMS, la fatigue cognitive et l’absentéisme associé.
👉 En parallèle, les entreprises subissent un désengagement massif. Gallup estime que 17 % des salariés sont “activement désengagés”. En France, le coût moyen du désengagement est évalué à 14 840 € par salarié par an (Mozart Consulting).
Autrement dit : financer du sport individuel ne résout aucun des problèmes structurels auxquels les RH sont réellement confrontés (sédentarité au travail, engagement collaborateurs, cohésion, culture interne).
Le ROI est quasi nul car l’action est individuelle et non structurée. Or, quand la problématique est collective, la réponse doit l’être aussi.


2. Réduire la sédentarité au travail : le premier vrai levier QVCT
Le premier levier QVCT n’est pas le sport : c’est l’anti-sédentarité intégrée dans l’organisation du travail.
Changer la posture de travail, ritualiser le mouvement, intégrer des transitions actives, responsabiliser les managers, varier les environnements de réunion : ce sont des micro-changements qui modifient concrètement la concentration, la charge mentale et la santé physique.
Ce levier est organisationnel avant d’être ludique. C’est ce qui explique pourquoi il crée davantage de performance que n’importe quel abonnement individuel.
Et, contrairement à un abonnement, ce levier touche 100 % des collaborateurs et non une minorité volontaire.
🧭 Arrêtons de muscler des badges : ce qu’il faut, c’est faire bouger les équipes. Parce que bouger seul, c’est du sport, mais bouger ensemble, c’est de la QVCT.
3. Le collectif comme accélérateur d’adhésion et de performance humaine
Le futur du sport en entreprise, ce n’est pas + d’offres, c’est + de lien.
Une fois le mouvement remis dans le quotidien, le second levier apparaît : le collectif.
Ce sont les actions partagées, visibles et gamifiées qui créent :
- un effet d’entraînement,
- une fierté commune,
- une culture interne,
- une dynamique durable.
Pas besoin de dispositifs complexes. Quelques expériences ludiques, inter-sites et mesurables suffisent : mobilité douce, défis d’équipe, missions solidaires, moments actifs partagés.
L’activité physique salariés, quand elle est ritualisée, crée du lien, de la participation et de la cohésion, les trois dimensions qui font progresser la QVCT et l’engagement collaborateurs.
👉 Pour inscrire ces actions dans une stratégie annuelle cohérente, découvrez notre article : Comment choisir les 4 temps forts QVCT les plus impactants de votre année RH ?


4. Réorienter le budget sport : du coût individuel à l’actif collectif
🧠 Parce qu’en QVCT, le mouvement ne s’achète pas, il se vit ensemble.
Aujourd’hui, les RH et responsables QVCT ont une opportunité claire : réorienter leur budget sport en entreprise vers des actions collectives à impact.
À budget constant, passer d’abonnements peu utilisés à 3 ou 4 initiatives permet de :
- doubler la participation moyenne aux initiatives QVCT ;
- mesurer le ROI humain (via des indicateurs QVCT et RSE) ;
- et inscrire la santé dans une logique de cohésion et de performance durable.
Treko permet ce basculement : une plateforme multi-sites pour activer, gamifier et mesurer le mouvement collectif.
En somme, le sport devient un vecteur de lien, d’engagement collaborateurs, de fierté et de culture commune, et non un simple avantage employé.
5. Preuve terrain : comment Odealim a engagé plus de 400 collaborateurs malgré sa restructuration
Ce cas est la meilleure démonstration de ce que produit une activation collective bien pensée.
Ils ont lancé un défi national : activité physique gamifiée + objectif caritatif. La clé : chacun a participé à son niveau, mais la réussite était collective. C’est ce qui a créé une adhésion forte et une fierté commune.
Odealim, groupe de plus de 1 200 collaborateurs répartis sur une dizaine de marques, a vécu une restructuration importante. Leur objectif était clair : reconstruire une culture commune, engager les équipes et rassembler les entités.
Les résultats parlent d’eux-mêmes :
- 41 % de participation,
- 30 000 km parcourus,
- 2 500 heures d’effort cumulé,
- 12 000 € reversés à Habitat & Humanisme et Elles déménagent.
Voici comment la combinaison anti-sédentarité + expérience collective a généré un ROI humain mesurable chez Odealim : moins de frictions internes, plus de cohésion, davantage d’énergie au quotidien et une dynamique d’équipe impossible à obtenir avec un dispositif individuel.